Séjour dans le Lavandou de Francine & Cyrille

Les valises chargées dans notre véhicule lui même acheminé par le train la veille de notre départ, nous sommes rassurés quant aux conditions météo : nous serons épargnés par la pluie mais pas par le vent vent de la mer.

Cette année nous fêtions les 10 ans de ce séjour organisé par Pierre FOURNIER, l’occasion de retrouver ce groupe de copains qui partage la même vision du cyclotourisme : découverte, convivialité et partage.

La petite réunion d’accueil suivie du traditionnel apéritif permet de faire connaissance avec les petits nouveaux et de présenter le programme de la semaine. Les objectifs des uns et des autres varient entre chasseur de cols, de sites BPF, de KM de pointage VI ou tout simplement de magnifique points de vue, tout le monde pourra, dans cette superbe région, satisfaire ses envies.

Dimanche matin :

On entend pas les clapotis de la mer pourtant si proche ce matin. Le copieux petit déjeuner avalé ( on ne meurt pas de faim à l’Oustal ) le groupe de 17 vaillants cyclo se met en route et aborde la piste cyclable qui nous conduit à HYERES. En fait cette piste a été construite sur les vestiges de la ligne des Chemins de Fer des Pignes ; autant dire qu’elle est à la fois large, en site propre sur la majeure partie de son parcours et bien abrité du vent.Le temps est ensoleillée. Après avoir longé les salins d’Hyènes, nous gagnons la presqu’île de GIENS et contournons les salins ou nous pouvons contempler une colonne de flamands rose. Le retour se fait en partie sur le même parcours pour certains et par le chemin du Gapeau aujourd’hui bien calme et les routes accidentées traversant le vignoble des Borrels.

Dimanche après-midi :

C’est la coutume !!! L’après midi de la première journée est consacré au franchissement du premier col du séjour: le célèbre Pas de la Griotte qui culmine à 72 m et à la découverte du fort de Brégançon superbe bâtisse du moyen âge perchée sur son piton rocheux ouvrant sur la rade d’Hyènes. Le retour à l’Oustal se fait par la bucolique et tourmentée corniche longeant les vignobles réputés du château Léouble et de celui de Brégnaçon. A la Londe des maures nous reprenons notre chère ligne des Pignes pour regagner le gite. Nous nous retrouvons autour du pot de l’amitié chez Mimi au port du Lavandou et consommer notre première bière.

Photo du fort de Brégançon au fond à droite

Lundi matin :

Les choses sérieuses commencent avec la montée du col du Canadel et la découverte de la superbe route des crêtes. Mais avant d’aborder ces difficultés, nous empruntons la route de la corniche des Maures par notre piste préférée qui surplombe la nationale et nous met à l’abri de l’intense circulation automobile du secteur. Passé Rayol Canadel, c’est tout à gauche pour attaquer l’un ds cols de la matinée. La route serpente parmi les chênes liège et nous permet à chaque virage d’admirer les nuances de bleu que nous offre la mer encore toute proche et le promontoire du cap Nègre. Evidemment, dans cette montée notre groupe éclate ; les grimpeurs patentés moulinent à tout va et s’envolent vers le sommet. Pendant ce temps le gruppetto est formé et rejoint à son rythme les plus rapides. Nous restons quelques minutes en admiration devant le spectacle que nous offrent les iles d’Hyères qui semblent posées sur la mer.

La route des crêtes nous attend et le gruppetto sera encore mis à l’épreuve pour gravir les cols dont j’ai oublié les noms. Nous nous consolons en observant le paysage variant à chaque changement de direction : tantôt, ce sont les Alpes de Haute Provence encore enneigées, tantôt, vers l’arrière, c’est la baie de St Tropez ou coté mer les mystérieuses Iles du Levant et de port Cros.

Nous abordons la descente vers le Col de Cago Ven il nous reste à se laisser glisser vers Bormes et le Lavandou ou il est grand temps de recharger les batteries.

Lundi après-midi :

Dur dur de reprendre la route après ce copieux repas. Nous sommes remontés à Bormes. Après le col de Cago Ven, l’ascension se poursuit vers Gratelloup et le col de Babaou. Plaisante descente ensuite sur la route de Collobrières. Nous lançons un regard pour ces pauvres Autruches parqués dans l’élevage longeant notre route. Certains passionnés des BPF profitent de l’occasion pour aller tamponner leur carte. Nous retrouvons le dernier col du jour : qui n’est pas le plus méchant :  le col du Gambet, qui nous offre encore une plaisante descente vers le carrefour du Pas du Cerf sur la route de La Londe. Pierre notre organisateur s’y livre à des tests de temps de roue libre prolongées au maximum dans les derniers faux plats. Cela nous met du baume au coeur, on finit par le rattraper, et l’on s’imagine qu’on descend les cols plus vite que lui.

Francine en haut du Col du Gambet

Comme les années précédentes nous sommes censés passer par Brégançon et comme les années précédents nous abrégeons, rentrant directement, par la piste cyclable et son col ( le pas de courtin, 80 m ) soit une bonne sortie de 61 KM.

Mardi :

L’objectif de la journée est de rejoindre Rocbaron par la superbe route forestière qui surplombe Puget ville. Nous déjeunerons sur place ; le restaurant est réservé pour notre groupe de 17 Cyclos. Dans ces contrées reculées, il vaut mieux prendre quelques précautions. Par notre route habituelle, nous gagnons les Pas du Cerf avant de bifurquer vers les Borrels ou nous attendent quelques petites bossent au pourcentage conséquent mais insuffisant pour former le gruppetto. Par une jolie route bordées de vignes et de champs d’oliviers, notre groupe, en avance sur l’horaire, fera une petite pause café à Cuers avant d’attaquer la montée finale. Très régulière et dotée d’un macadam parfait, cette petite route forestière serpente au milieu des chênes lièges et nous offre de temps à autre une vue plongeante sur Puget et Cuers ; au loin, notre Dame des anges nous nargue à nouveau. Le gruppetto s’est reformé mais avance bon train sur cette montée régulière 3 et 4 %. Elle n’en conduit pas moins à 433 M d’altitude soit plus haut que le col de Babaou.

Après une bonne assiette de spaghetti bolognaise nous reprenons la route. Nous devons remonter les deux kilomètres avec un léger vent de face, avant de nous laisser glisser sans donner un coup de pédales jusqu’à Puget puis Pierrefeu. Le retour ers l’Oustal par des routes à présent connues fut une simple formalité, dépit d’une distance de 102 Km pour cette journée. 

Mercredi :

On ne roule qu’en matinée ce mercredi, c’est la règle. Cela permet de passer l’après midi avec les épouses pour certains pour d’autres de récupérer ou de s’offrir une sortie supplémentaire. D’autres sortiront en ville pour faire chauffer la carte bleue.

C’est aussi le moment du petit test sécurité de la semaine : ce sera contrôle des chaines ! Bilan 6 chaines usées parfois à la limite de la rupture sur les 17 cyclos prenant le départ.

Un parcours inédit, celui de dimanche après midi, mais à l’envers et sans le fort de Brégancon mais avec une pause café en plus à La Londe et retour par la pas de la Griotte du coté le plus long. Nous revenons à l’oustal par notre piste préférée. 

La pause méridienne permet également de prendre des nouvelles de nos marcheuses qui n’ont pas amusé le terrain : 9 kilomètres ce matin.

L’après midi permet d’applaudir les cyclistes du matin, absorbés à par la nettoyage de leurs vélos.

Jeudi :

L’étape de Notre Dames des Anges pour certains, col des Fourches pour les autres…

Sommet de Notre dame des Anges

Christian PRUDHOMME, au Tour de France, connait les mêmes matins, quand une sueur froide perle le long de votre échine, rappelant l’infernal programme qui attend le peloton le jour ou il affronte le Tourmalet, ou le Galibier, ou Restefnd voire la trilogie de la chartreuse. Nous, c’est tout la haut, à près de 800m d’altitude, rendez vous compte. Dans de telles conditions, personne n’a moufté la veille au soir quand le coach a fait part de sa décision d’avancer le départ d’un quart d’heure. Selon l’habitude nous nous séparons en deux groupes à la pause à Pignans, une moitié du groupe s’en allant vers Gonfaron et le col des Fourches, l’autre partant en pèlerinage à Notre dame des Landes. C’est donc à Collobrières que nous irons banqueter, dans notre cher  restaurant des Maures. Nous déjeunerons sur la terrasse, le soleil est au rendez vous cette année.

Au restaurant à Collobrières

L’anchoïade et l daube ne se méritent qu’au prix d’une descente compliquée par les travaux, depuis le col des fourches et jusqu’à l’entrée du village, toujours en travaux depuis l’an passée. Retour classique : Gambet, La Londe, piste cyclable, pour Francine et moi même nous ferons le Babaou par un tout autre versant. Nous ferons en tout 104 KM.

Vendredi :

Horaire de départ avancé, une fois de plus. Signe des temps. Nous avons connu des trains qui partaient à l’heure et arrivaient à l’heure. Désormais, nous démarrons avec n quart d’heure d’avance pour espérer arriver à temps.

Ces principes sont édictés par d’anciens cheminots. On y perd son latin. Cela me fait penser à ces petits délinquants qui volent une voiture pour arriver à l’heure au tribunal ou ils sont convoqués pour conduite sans permis.

Notre groupe s’avance vers La Londe avant de franchir le col du Gambetpour la dernière fois. Nous abordons Collobrières. Une déviation évite le bourg dont une partie des rues est défoncée par un chantier. Nous sommes invités à contourner le centre, ce qui nous conduit dans un méchant petit chemin baptisé on ne sait pas pourquoi « Avenue ».

L’avenue nous gratifie d’un raidillon qui pèse son 15% et encore je suis modeste. Nous voilà réchauffés pour aborder le col de Taillude, mais le boulevard extérieur nos a un peu coupé les jambes. Nous montons sous un ciel bleu et ensoleillé mais avec un peu de vent frais. Puis nous engageons l descente vers Cogolin. On peut distinguer au loin le monastère de la Verne, à flanc de montagne. Au restaurant Cauvet de Cogolin, nous sacrifions à un autre rite : l’Aïoli.

Le restaurateur nous invite à garer nos vélos sur la terrasse de l’hôtel voisin mis en vente récemment.

Nous aurions pu trouver lac un moment de répit et de repos. Tout est remis en cause par une coupable confusion de Francine, qui veut nous faire partager les difficultés qu’elle a éprouvées dans la descente du Col de Taillude. Las, sa mémoire là trahit, et voici Francine nous raconte comment elle a souffert dans « le col de la Turlutte ».

Francine au sommet du col de Taillude

Avec la gêne que l’on devine, nous tentons de lui faire comprendre sa confusion, à voisx basse dans le silence sépulcral qui s’est emparé de la sale tétanisée par ce qu’elle vient d’entendre. Pour tenter de faire renaitre les sourires sur les visages de nos amis catastrophés, nous glissons que tout cela mériterait bien que le club des Cent Cols offre à Francine un eannée de cotisation gratuite.

Ces préoccupations en réalité, entretiennent une bonne humeur. De courtes de durée, lorsque au moment de quitter le restaurant nous découvrons que nos vélos ont été bougés. Et à la stupeur générale nous apprenons que le vélo de notre ami d’Annette a disparu. Le coeur n’est plus à la fête. Il faut se rendre à l’évidence, nous avons été victime d’un vol, Nous avons commis une  imprudence en n’attachant pas l’intégralité des vélos.

Il faut reprendre la route, le coup de pédale est plus lourd. Il faut en passer par quelques kilomètres de N98 pour rentrer par le col du Can, après l’aéroport de la Môle. Ce périple de Vendredi ajoute 93 kilomètres à nos compteurs.

Nous nous retrouvons un peu plus tard au pot de clôture, maintenu dans le temple du Stretching en l’absence d’anniversaire ce jour là. Nous, nous tenons à dire une fois encore merci à Pierre et Claudie tout le plaisir que nous avons eu à vivre cette édition de l’Oustal 2019, grâce à eux. Le coach nous en livre cette fois un peu plus que « Santé, amour ! » Et se dit heureux, pour le fonctionnement de notre petite communauté, que notre effectif ce soit limité à 30 environ. A la fin du diner, cela permet à chacun de profiter bien plus largement des chocolats suisses d’Annette que si nous étions 60.    

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