Saison 3 – Pas de cadeaux pour ces ordures !

Samedi 28 Septembre

Ciel menaçant, vent hostile, rien ne repousse ses Vaillants mercenaires pour
prospecter dans les fourrées à l’affût de ses rebuts.
Le premier constat nous montre que le plastique immergé dans un champ fleurit
lorsqu’on le laboure !!!!
Notre cueillette insolite : Câble électrique négligemment oublié par des ouvriers
consciencieux qui n’étaient pas au courant qu’on ne le laissait pas sur place une fois
démonté. Une protection caoutchoutée de sabot, qu’un cheval distrait a laissé après avoir
refait son vernis.
Un sachet de préservatif (spécial protection de la nature) qu’un de nous confond avec un
sachet de chewing-gum. Il fut très déçu de découvrir que contrairement à ce qu’il pensait, il ne maîtrisait pas la confection de bulles.
Une randonneuse a eu la révélation de deux « Anges-Oliver » (saint protecteur des Roux).
Une après-midi très éducative !
Sans exception, chaque déchet se fera pincer et finira au sac de l’ignominie. La chasse a été fructueuse.
L’armée américaine intriguée par la détermination d’une telle manœuvre de l’USA a
envoyé une escouade avec un véhicule léger (jeep) pour s’assurer de notre objectif.
Enfin, Il faudra bien du courage à notre chef (qui n’en manque pas) pour raisonner sa
troupe lorsqu’une camionnette s’aventura dans le chemin, dans une intention très
honorable pour un dimanche, faire une toilette et se soulager de ce qu’il transportait. Mais
surprise on l’empêchait d’œuvrer. Si l’on a pu sentir une certaine gêne du chauffeur (le
pollueur est pudique), penaud, dans une confusion perceptible, il a essayé de monter qu’il
s’intéressait à la nature. Sortant de son véhicule, occultant l’horizon, plus particulièrement nos intentions et dans un geste de professionnel il s’est mis à gratter le sol du champ avec sa chaussure, un geste commun à tous suidés (famille des porcs) peut être pour en mesurer l’humidité, à moins qu’il ne trépignassait d’impatience de ne pas nous voir partir. Et bien non ! le groupe après avoir courageusement maudit (à distance et à mi–mots) ce pauvre homme (l’ordure), n’était pas disposé à partir, improvisant une assemblée générale en plein air.
En désespoir de cause notre pauvre pollueur dominical dérangé, dû se résigner à partir.
L’histoire ne dit pas la suite, elle ne nous aurait sûrement pas fait sourire ….
Après une telle mise en bière collective, il ne restait plus qu’à s’en descendre une, en
veillant à ne pas oublier un cadavre au verger de Jardinot (notre base logistique).

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